Un premier DreamHack pour l’Académie esports mais un troisième DreamHack consécutif pour Montréal

L’expérience DreamHack Montréal, le plus grand festival dédié principalement aux sports électroniques et à l’univers des jeux vidéo dans tout le Québec

écrit par Patrick Rhéaume-Espinoza, 10 septembre 2018

 

Déjà rendu à sa troisième année consécutive, DreamHack Canada est l’organisateur du plus grand festival consacré aux jeux vidéo en mettant les sports électroniques ou e-sports au premier plan. L’édition de cette année intitulé DreamHack Montreal 2018 (DHMTL18) s’est déroulée du 7 au 9 septembre 2018. Cette année a été marquante car l’événement s’est produit au cœur du Stade Olympique de Montréal au lieu de la Place Bonaventure comme pour les éditions précédentes. Étant personnellement impliqué dans le montage du site, j’ai fait partie des équipes de bénévoles surnommés « The Crew » depuis la première édition en 2016. J’ai renoué mes liens de confiance une fois de plus cette année avec d’autres membres du The Crew en plus de faire connaissance avec de nouveaux membres passionnés de jeux vidéo. Cette fois-ci, la culmination de mes efforts déployés pour exécuter la première et la toute jeune Académie esports de Montréal et ma participation volontaire au DreamHack Montreal a créé une expérience unique et enrichissante que je souhaite vous partager à travers ce billet.

L’avant DreamHack

La rentrée scolaire marquait la fin de notre saison estivale qui comportait principalement une programmation de camps de jour pour les jeunes du Québec à laquelle nous pouvons sonner un succès fulgurant rien qu’à en lire le Bilan: Camps de jour 2018 mais également grâce à la participation de tous les jeunes et de la qualité des témoignages de leurs parents assis avec leur progéniture que l’équipe de production est présentement en train de tourner à l’intérieur de nos murs. Avec le retour en classe des étudiants, nous n’avions pas eu le temps de souffler et déjà la programmation d’automne 2018 doit être mise en branle immédiatement avec l’implication des écoles du Québec, et en plus, il y a le DreamHack Montreal 2018 qui nous attendait dès le 4 septembre et ce n’est que la pointe de l’iceberg de cette aventure!

DreamHack, une définition simple et courte

Apparu en 1994 à Stockholm en Suède, DreamHack est reconnu par le livre des records Guiness comme le plus gros tournoi « BYOC » (ce qui veut dire ‘Bring Your Own Computer’ en anglais). Au fil des années, les sports électroniques ont explosés dans les régions de l’Asie du sud-est et, plus récemment, parmi les pays de l’Union européenne et des États-Unis d’Amérique. La maison-mère du DreamHack détient plusieurs franchises régionales dans plusieurs villes américaines en France, en Allemagne, en Espagne, en Suède et maintenant au Canada. La première édition canadienne a eu lieu à Montréal, depuis 2016, avec un contrat renouvelable de 5 ans soit jusqu’en 2021. Présentement, l’effet DreamHack comporte pas moins de six championnats internationaux dont les prix se chiffrent dans les centaines de milliers de dollars américains que les champions empochent et les spectateurs qui suivent ces champions sont dénombrés dans les millions de chiffres en provenance de partout à travers le monde!

 

Photo, Patrick Rhéaume-Espinoza

 

Jour Zéro – La construction

Comme indiqué au début de ce billet, cette année s’agit de la première édition qui aura eu lieu au Parc olympique et ce n’est pas l’ambition qui manquait. Le stade est un emblème iconique des Québécois. La structure actuelle a été fondé pour les Jeux Olympiques de 1976 de Montréal et a vibré au son fanatique des Expos de Montréal pendant plusieurs années au point tel que les plus nostalgiques d’entre-nous pouvaient encore décrire l’ambiance d’auparavant. Alors que nous déchargions les camions remorques et procédions au montage des différents sites, les membres travaillaient de bon train avec d’autres équipes étrangères (la plupart sont américaines) et nous étions couronnées par la présence quotidienne de la ravissante Stéphanie « MissHarvey » Harvey, quintuple championne de carrière en sports électroniques, et porte-parole pour l’événement. D’ailleurs, Stéphanie a livré un nombre substantiel d’entrevues radio et d’entretiens télévisés en seulement quelques jours tout en étant très proche des festivaliers et des joueurs amateurs. La proximité avec son public, ses accomplissements et ses projets en cours qui se resserrent de plus en plus au Québec feront d’elle une multiplicatrice de force pour l’établissement des sports électroniques dans la belle province. L’administration de DreamHack Canada visait pas moins de neuf scènes aménagées alignés aux gradins permanents pour faire asseoir pas moins de 10 000 visiteurs en même temps. Il y avait des scènes pour les plus petits tournois BYOC mais également pour les gros calibres dont le « grand slam » de StarCraft II World Championship Series (WCS), un de mes jeux favoris de tous les temps et un des piliers de l’histoire des sports électroniques. D’ailleurs, mes moments les plus marquants de tout l’événement ont été le samedi soir et le dimanche matin lorsque la championne olympienne canadienne des Jeux de Pyeongchang 2018, Sasha « Scarlett » Hotsyn s’est battue pour se qualifier à la finale de la WCS qui a lieu annuellement au BlizzCon à Anaheim (CA). Malheureusement, la Torontoise surnommée « femme power » qui a fait l’histoire cet hiver a dû s’incliner 2 – 3 contre le Finnois Joona « Serral » Sotala en quart de finale.

Cliquez sur l’image pour visionner le set Serral contre Scarlett où l’on retrouve le mélange parfait d’un match de duel sur scène mélangé avec un film de science-fiction et d’un show Rock’n Roll commenté par les meilleurs commentateurs sportifs.

 

La petite présence de l’Académie dans l’événement en soi

Notre investisseur principal, Montréal Esports et son équipe officielle, les Grizzlys, avaient tous deux préparés leurs équipes dans cinq compétitions BYOC soit: Fortnite, Rainbow Six Siege, Counter Strike: Global Offensive, Rocket League et Hearthstone. Toutefois aucun plan n’a été prévu pour l’Académie à cause des contraintes de temps et de ressources. Aucun plan jusqu’à ce que notre entraîneur de League of Legends, Sébastien « ZzLegendary » Demontigny nous fait part de son équipe qu’il comptait faire participer au tournoi BYOC. À ce point, l’Académie esports de Montréal ne pouvait rester passif face à cet opportunité. Sébastien avait assemblé « l’équipe des As » car il s’agissait ni plus ni moins de grands joueurs connus dans les communautés des joueurs dont deux d’entre eux avaient remporté le tournoi BYOC de l’année précédente en 2017, un troisième avait remporté le Lan ÉTS 2018, et notre nouvelle candidate, une joueuse qui peut se tailler une place parmi les plus grands. En plus de cela, les joueurs s’étaient entraînés (en-ligne seulement) pendant des douzaines d’heures dans des centaines de parties de classement 5 vs 5 sur des mois d’entrainement. Tout ce qui manquait, c’était quelques ordinateurs de bureau pour les membres de l’équipe en provenance de l’ouest canadien. Grâce à l’événement du Mondial des Jeux Loto-Québec 2018 auquel j’ai partagé la tente « E-Sports » avec la représentante de Keywords Studios Montreal, il a été relativement simple de mobiliser le matériel informatique pour compléter les besoins de l’équipe. Tout ce qui manquait c’était un nom. Il faut savoir que l’Académie esports de Montréal ne crée pas d’équipe en sport électronique. L’Académie est un établissement inclusif à toutes les équipes de compétition de chez-nous, d’un océan à l’autre. La mission et les valeurs de l’Académie sont de former, d’éduquer et de faire performer les individus en joueurs compétents tant sur leurs aspects personnels que professionnels, autant sur la base individuelle qu’en équipe. Il a donc été décidé entre deux verres au bar esports « Le Meltdown« , situé dans le Quartier-Latin, que l’équipe des as devrait porter le nom d’une équipe que l’Académie appuierait. Il fallait trouver un nom qui puisse être appuyé socialement par l’Académie et un nom tout aussi nostalgique que celle des « Expos de Montréal » mais dans la sphère des compétitions de jeux vidéo. Les noms de Armata Gaming ainsi que de Boréal Esports ont fait argumenter plus d’un et trancher la décision n’était pas une mince affaire. Au final, j’ai décidé d’incorporer les deux noms pour l’héritage de leur passé respectifs, de leurs nombreuses victoires, et, pour l’intérêt des communautés que ça pourrait susciter en ne mentionnant simplement que ces noms aujourd’hui en 2018. C’est comme cela que l’équipe éphémère d’ArmataBoreal Legacy a été dépêchée pour faire participer notre entraîneur, ses coéquipiers, et faire jaser les anciens membres les plus nostalgiques des deux équipes québécoises. Il serait intéressant d’enseigner – un jour je l’espère – aux plus jeunes initiés de l’Académie l’importance que ces équipes avaient représenté de par le passé ainsi que toutes la autres équipes de sport électronique qui ont fait leur chemin et contribué à l’essor.

Dans un autre ordre d’idées, nous avions notre entraîneur de Fortnite, Ken « KenKireMoth » avec son coéquipier « Tempeh » qui ont tous les deux représentés l’équipe des Grizzlys lors du tournoi BYOC Fortnite Battle Royale. Je reviendrais sur ces deux champions en fin de parcours!

La toile du stade illuminé

 

Le tournoi ‘BYOC’ d’Armata-Boreal Legacy

Avec mon début de semaine chargé en construction et au montage du site avec The Crew, avec la coordination des ordinateurs par notre commandite, et avec mes tâches exécutives à l’Académie; le début du festival DreamHack Montreal 2018 a été un lourd accomplissement lorsqu’il a finalement débuté le vendredi 7 septembre mais aussi un grand soulagement ainsi que de l’excitation du jeune enfant qui reste en moi. Après tout, l’effet DreamHack est pour les amateurs de jeux vidéo ce qu’est le matin de Noel pour les enfants. J’étais donc heureux de me perdre dans les coulisses, dans la zone marchande, à essayer pleins de produits en développement dont le privilège de pouvoir essayer le populaire jeu Super Smash Bros Ultimate par Nintendo, prévu de sortir en décembre 2018 pour, justement, le temps des Fêtes. Hors, une grande responsabilité sévissait comparé aux dernières années. J’étais en charge du bon déroulement d’une équipe décidée de remporter le tournoi BYOC.

Armata-Boréal Legacy en quart de finale!

Sébastien était également le capitaine d’équipe et son travail était irréprochable tant sur le terrain que durant les pauses entre deux matchs. D’ailleurs, sur les 24 équipes enregistrées, l’équipe Armata-Boréal Legacy se voyait capable de se tailler un premier classement dans son groupe et de se qualifier aux séries éliminatoires facilement. C’était le cas. Avec deux victoires en plein contrôle du jeu, une victoire par défaut et un match extrêmement serré, l’équipe de l’Académie s’est qualifié avec 14 autres équipes dans le tournoi d’élimination. Le format était « Bo3 Single elimination » soit Best of Three ce qui signifie un set pouvant atteindre trois match. Dès qu’une équipe remporte deux matchs, elle élimine l’équipe adversaire directement du tournoi. Notre premier adversaire était nul autre que WindSorm Gaming. WindStorm s’est incliné 0 à 2 et Armata-Boreal Legacy passerait en quart de finales avec les sept autres équipes. Puis vient la manche d’Armata-Boreal Legacy contre l’équipe Vireo.Green qui contenait d’excellents joueurs mais moins bien classés que les nôtres sur papier. Effet de surprise! Vireo a éliminé notre équipe d’un revers de main en deux matchs et notre parcours s’est terminé à ce moment là! Choqué et paralysé, je me remettais de ce qui venait de se passer. Sur papier, le poids des victoire et la « valeur » de nos joueurs dépassaient ceux de l’équipe adversaire. Notre équipe s’était entraînée très longtemps sur plusieurs heures soutenues dans le but de gagner la première place et la victoire était à portée de main dès que l’équipe réussirait à battre Vireo.Green en quart de finales. Selon les probabilités de notre capitaine, c’était l’équipe la plus difficile à vaincre dans le parcours avec des chances de 50-50. Mais dans les sports-électroniques, rien n’est laissé à la chance. Malheureusement, pour la première fois en six matchs depuis le début de la journée, je voyais que mes membres d’équipe n’avaient pas gagné le contrôle du terrain, jouaient surtout sur la défensive et perdaient des combats critiques. Brefs ils n’avaient plus le contrôle. Pourtant, les phases de jeu étaient maîtrisées, les joueurs savaient communiquer, il n’y a pas eu de problème technique, le matériel informatique était fiable et chacun d’entre eux et elles avaient de l’expérience en tournoi BYOC. De plus, leur hygiène de vie était au plus haut point, c’est-à-dire que tous étaient reposés, propres, le ventre plein, hydratés et attentionnés. Toutefois, il y avait un aspect qui n’a pas été pratiqué à l’avance, celle de la mise en contexte. Vu que trois de nos membres provenaient de l’extérieur du Québec, ils n’ont pas pu pratiquer ensemble, côte-à-côte, avant le tournoi avec des mises en situation, des éléments qui déconcentrent tel que d’autres équipes voisines qui participent à d’autres tournois en simultanée, et le plus important: la défaite. Chaque match de préparation avant le tournoi se faisait dans le but de pratiquer la cohésion de l’équipe et de remporter des victoires pour améliorer leur rang d’équipe sur le classement international du jeu. Lorsqu’il y avait défaite, les stratégies étaient à réviser mais rarement l’équipe pouvait perdre deux fois contre la même équipe adverse. Donc beaucoup d’efforts ont été mis dans le perfectionnement du jeu avec des conditions idéales et soutenues, mais pas assez dans l’improvise, les conditions difficiles et le stress supplémentaire qu’une défaite peu engendrer dans un tournoi à éliminations directes sur le morale de l’équipe. Ce sont des aspects que je veux revoir avec l’entraîneur chef, Antonin Tran, et l’entraîneure de performance, Maxe Leggett. La leçon que je retiens c’est qu’il ne faut rien prendre pour acquis, ni sous-estimer, ni-surestimer ses adversaires et coéquipiers. Les membres d’Armata-Boréal sont plus fort en statistiques que les membres de Vireo.Green mais ce jour là ce sont eux qui ont remporté le set et ils se sont rendus en grande finale car ils avaient appliqué leurs méthodes aussi bien sinon mieux que notre équipe des as. Le temps et l’argent investis n’auraient pas étés payant mais l’expérience DreamHack est bien plus que de simples compétitions BYOC. Il y a tout un aspect social auquel les amateurs peuvent se retrouver entre eux-mêmes et discuter sur ce qui les animent, parfois ils peuvent croiser leur « vedette e-sports » favori et prendre un égo-portrait, ou encore mettre la main sur une bonne marchandise. C’est également une belle opportunité pour faire découvrir un nouveau jeu vidéo à essayer ou à suivre sur la scène internationale pour soi ou pour un proche. Il y a même des petits cadeaux que les marchands offrent à certaines heures et des marathons ‘Speed Run’ des jeux vidéo classiques tel que la série Super Mario Bros par NoReset qui vise à ramasser des fonds pour les redistribuer à une cause locale.

 

une partie du kiosque Omen by HP avec sa station de réalité-virtuelle très fluide

 

L’expérience tire à sa fin

En bref, cette édition de le DreamHack Montreal 2018 a été une fois de plus un succès au niveau des visiteurs et des compétitions. Les journaux mentionnent d’ailleurs que les administrateurs ont doublé le nombre de billets pour le samedi et malgré tout, il n’y avait plus de billet en vente le samedi 8 septembre tellement les cibles ont étés atteintes. Voilà qui est prometteur pour la visibilité et la découverte de ce large festival de « Gamers & Gameuses » qui est pourtant bien international mais très peu averti localement dans les médias traditionnels et dans les affiches publicitaires. Je connais bien des parents, dont les miens, qui bénéficieraient d’apprendre ce que serait DreamHack Montréal même s’ils ne sont pas adeptes de jeux vidéo. Ils pourront au moins comprendre que les sports électroniques et la frénésie des jeux vidéo sont tellement omniprésents chez les plus jeunes générations qui sont nés avec un gadget comme ce fut le cas avec leur jeunesse et un gant de Baseball des Expos de Montréal ou un bâton de hockey pour le Canadien de Montréal. D’ailleurs, l’engouement des plus jeunes pour assister au grand développement de la scène est palpable au point que tous et toutes gagnent à apprendre un peu plus sur ces phénomènes du nouveau millénaire. Maintenant rendu à la période post-DreamHack, l’Académie travaille pour finaliser sa présentation qui aura lieu le 20 septembre prochain sur un atelier-formation à propos des e-sports et de la cyberdépendance destinée aux parents. Ce premier atelier-formation sera le premier épisode d’une série de formations uniques visant à enseigner à tous les saines habitudes de vie, l’hygiène de vie des athlètes, les avantages des jeux vidéo et les débouchés que cela apporte maintenant au niveau professionnel. Étant en charge de répondre à tous les courriels rédigés à notre boîte info@mtlesportsacademy.com, je sais qu’un bon nombre de parents souhaitent que leur(s) enfant(s) devienne(nt) ‘Pros.’ Je reçois toujours beaucoup de candidatures ouvertes provenant de jeunes diplômés ou pas, de gens expérimentés ou pas qui sont avides de travailler pour notre organisation. Le directeur de l’Académie moi nous recevons à l’occasion des entrepreneurs qui veulent se lier en partenariat avec nous pour faire développer leur idée. Il y a tant à faire et à accomplir qu’un cadran de 24hrs par jour ne serait pas suffisant mais nous allons accomplir nos objectifs, un jalon à la fois.

La zone « Free to Play » où tous et chacun peuvent s’asseoir gratuitement et jouer à plusieurs jeux

 

Ken « KenKireMoth » Mai, champion!

L’équipe que j’ai appuyé au nom de l’Académie en l’espace de quelques jours ne s’est peut-être pas rendue en grande finale de tournoi, mais cela n’enlève en rien leur prestige et si c’était à refaire, je le referai les mêmes choix car j’ai appris de bonnes leçons à travers tout cela. Par contre, les équipes des Grizzlys GG se sont entraînés plus longtemps, avec des méthodes mieux poussés que la plupart des équipes adverses et leur rigueur ont été payants. En effet, les équipes Grizzlys ont fait trois podium dont une 1ère place dans le tout nouveau tournoi BYOC de Fortnite remporté nul autre que par Ken, notre entraineur de Fortnite cet été à l’Académie! Le duo choque se partage maintenant les 3,500$ que la première place leur a valu. Pourquoi Ken et Tempeh et pourquoi les Grizzlys étaient loin au classement en particulier? Je pourrais me dire que la formation que Ken a reçu de notre entraîneur chef, Antonin, lui a apporté un avantage. Ou que l’expérience à entraîner une soixantaine de jeunes lui a apporté une expérience unique en son genre pour le jeune champion dans la mi-vingtaine. Mais au fond je sais que Ken est un joueur dévoué et naturellement talentueux. Montréal Esports, les Grizzlys et l’Académie ont simplement complémenté son talent en lui offrant la flexibilité et l’appui qu’il avait besoin pour performer et gagner. Avec un bon encadrement continu, Ken pourrait devenir le premier joueur pro dans les grandes ligues de ce monde. Tout ce que je souhaite, c’est qu’il puisse un jour transmettre ses connaissances pour la relève afin que les futurs champions puissent également devenir des joueurs accomplis, avec des objectifs précis, quantifiables et réalistes.

Champions Lan BYOC 2018